Découvrez Imogen Heap!
J'écris pas beaucoup en ce moment, mais ce n'est pas faute d'en avoir envie.
Si j'étais riche, et que je ne savais pas quoi faire de mon argent, sûrement que j'irai voir un psy. J'imagine même pas le pauvre mec qui pourrait même plus en placer une, je me ferai les questions et réponses. C'est assez bizarre ce que je ressens en ce moment et ça veut pas partir, j'ai du mal à comprendre. Je vais quand même pas devoir aller à l'église.
L'Eglise, lieu bizarre sur lequel tu fondes des théories vaseuses de sérénité, c'est ton dernier recours quand tout te parait bizarre, ta petite Cour de cassation à toi, qui va unifier toutes tes émotions.
J'aime ce que je fais. Réellement. Je n'ai que l'embarras du choix pour de futures carrières intéressantes.
Ma famille se porte bien, les petits bébés foisonnent, les Cazeau créent leur dynastie.
Je vais passer un bon moment avec les autres aujourd'hui, on va faire des trivial pursuit, peut-être des loup-garous, se retrouver, délirer, on va pas se bourrer la gueule, il faut croire qu'on peut s'amuser sans rentrer dans la petite case de l'adolescent de base, avec ses petites photos nunuches sur facebook.

C'est assez bizarre que j'aime écrire ou même chanter, c'est comme un prolongement de moi-même que je ne veux pas avoir à faire.
Je suis pudique, et ça va à l'encontre de tout ce que j'aime, mais c'est comme si c'était ce débat intérieur qui me poussait aussi à faire tout ça. Toutes les choses qui vont bien sont là, elles vont bien, tout va bien. Et je n'arrive pas à écrire, comme s'il fallait que je sois malheureuse pour être inspirée.
Les petites choses qui me troublent, je n'arrive pas à en parler, et je ne ferai pas l'effort de le faire, c'est pour ça qu'il serait heureux le psy, j'imagine. Sauf que je ne suis pas assez riche pour gâcher mon argent à le refiler à un mec qui va hocher la tête, autant parler à ma peluche. Oui, c'est bizarre que ce soit moi qui renie les psy, mais j'y peux rien, je trouve ça assez malsain de faire payer les gens pour leur confidence.
C'est bizarre. J'ai 18 ans et j'ai l'impression d'en avoir 80 de plus. J'ai peur. Et je sens que tout le monde me comprend, mais seulement partiellement. On dirait un de ces gros méchants dans les dessins animés qui est angoissé par la mort et cherche à tout prix à y échapper. J'ai réellement cette impression là. J'ai tellement conscience de la mort, trop conscience. Penser que c'est vers ça que la vie nous mène tous. Qu'avant il n'y avait rien, qu'il n'y aura sûrement rien après. A vrai dire, c'est carrément inconcevable qu'il y est quelque chose, et c'est ce qui est le plus déroutant.
J'ai peur. Et ça ne me quitte pas. Résultat, je relativise tout, rien ne me semble vraiment grave du moment qu'il y a la vie. Mais il y a cette petite voix en moi qui me murmure que puisqu'un jour je vais mourir, il serait bon que ma vie ne soit pas juste bien, juste banale, je voudrait en profiter complètement, ne pas laisser sur la touche mes rêves, dire ce que je pense quand j'en ai envie, ne pas me retenir, aider les autres, baffer ceux qui m'insupportent, n'épargner personne, ne pas m'épargner, vivre vraiment, ça ne veut pas dire faire n'importe quoi, mais simplement s'écouter, être en osmose avec soi-même. Et, c'est comme si, tant que je ne m'écouterais pas, mon âme n'écoutera pas non plus mon cerveau qui lui dit d'être raisonnable, de trouver un vrai sujet d'article sur son blog, quelque chose à faire de bien. Non, dans le fond, je veux plus, bien plus, je veux sortir de moi-même, arrêter de me cacher, mais ce conflit permanent ne se règle pas si simplement, alors je me retrouve juste à écrire un petit article tiède, piégé entre mes volontés profondes et ma sagesse posée. Et, entre les deux, je suis en phase intermédiaire, et je m'ennuie de moi, de ça, comme en attente d'autre chose, sans savoir comment faire pencher la balance, et souriant intérieurement d'avoir des problèmes aussi simples.
.Hide and seek.
.
2 commentaires:
tu ne me croiras sans dooute pas...si je te dis que je ressens la même chose, cette même peur, et ça fait longtemps, ça fait un an en fait. et évidemment en stage, j'y suis confrontée, à cette mort, à cette peur de la mort et aussi à une certaine sérénité parfois. je sais que je ne vaincrais pas.
cette chanson est superbe, et ton article toujours aussi bien écrit dans le fond et dans la forme.
It seems different countries, different cultures, we really can decide things in the same understanding of the difference!
nike shoes
Enregistrer un commentaire