Site Meter Anachroniques

dimanche 8 novembre 2009

A force de voleter sans but précis, comme le fait une mouche, on finit toujours par rencontrer un rat mort ou une bouse de vache.


Bon. J'en peux plus. Je regarde la môme, et je supporte plus, mais je m'accroche pour pouvoir critiquer le film dignement en l'ayant vu en entier. Pour l'instant, j'ai le sentiment que ça me fait perdre 2h30 de ma vie de voir ce film.
Déjà, niveau réalisation, c'est complètement absurde, avec des dates dans tous les sens, le début, la fin, le milieu de sa vie, qui parfois s'enchainent sans indication de date, aucun fil conducteur, aucune logique. La façon de filmer est nullisime, mal éclairée, mais pas genre sombre comme l'est la vie de Piaf, mais genre on voit rien, limite pas les traits des personnages, on comprend rien, en prime, on n'entend rien soit parce qu'il y a toujours des bruits de fond de gens qui gueulent, ou parce qu'ils n'ont pas compris qu'incarner des personnages qui viennent de milieux modestes ne signifie pas forcément qu'ils ne savent pas ARTICULER. On comprend juste rien quand ils parlent, c'est pire que les ch'tis (qui eux le faisaient exprès), je vous jure, je voulais les sous titres. Ensuite, niveau mise en scène, c'est réellement insupportable, ils passent leur temps à gueuler et à surjouer sans arrêt, y'a quasiment pas de dialogue calme et posé, ce sont des scènes qui s'alternent où on voit les gens boire, rire et gueuler plus fort que les autres, tout le temps. C'est totalement surfait et ridicule. L'histoire d'amour censée être fabuleuse entre Marcel Cerdan et Edith, on comprend juste que dalle, on ne sait même pas comment ils se connaissent, pourquoi d'un coup ils se retrouvent ensemble à s'inviter à dîner, on dirait qu'avant de voir le film pour découvrir la vie d'Edith, il fallait apprendre par cœur les 12 tomes de sa biographie. Son second mari, il débarque, ils sont mariés depuis des années, on ne sait ni quand ni comment, c'est du grand n'importe quoi, une vraie calamité. C'est une devinette constante ce film.
En prime, ça ne met vraiment pas en valeur Edith Piaf, qui est toujours désagréable avec les gens qui l'entourent du début à la fin, je sais pas si dans la vie elle était comme ça, mais que ce soit le cas ou non, ce n'est pas en son honneur. Tout est super chiant en plus.
Après, la scène importante où elle chante pour la première fois devant un vrai public, ils nous foutent pas le son, c'est d'une absurdité gigantesque. Le jeu de Marion Cotillard, nan, mais, j'adore cette fille, mais là, non quoi, c'est pas possible, soit elle lui donne un air niais, soit elle gueule comme une grossière ivrogne, je sais qu'elle n'était pas hyper raffinée, mais il y a des limites. Si Marion Cotillard a eu un oscar, c'est uniquement grâce à Edith Piaf, à sa forte personnalité et à sa vie qui est rocambolesque, encore heureux d'ailleurs qu'elle ait été ainsi, car sinon, les scénaristes auraient en prime raté ça. Je trouve ce film totalement nul à chier et j'en reviens vraiment pas que tout le monde se pâme devant. Je pensais sincèrement que ce film était bouleversant, je suis complètement hébétée. C'est une vraie bouse, une vraie bouse. Et le pire, c'est que les personnes proches d'Edith Piaf n'ont pas non plus bien aimer ce film, j'dis ça, j'dis rien.
Mis à part ça, ça ne remet pas en cause le talent d'Edith Piaf, ou du moins de ses paroliers (ah non, c'est elle qui a écrit l'hymne à l'amour, autant pour moi)

samedi 31 octobre 2009

La solitude vivifie. L'isolement tue.

Tous les délires m'appartiennent.
Quand je dis non, c'est oui.
Je construis pour demain la belle et grande aventure.

Alors je monte le son.
Alors je monte le son.


Et je m'isole. je cherche quelque chose.
Raisonne.

Je m'isole.
Je cherche quelque chose.
Raisonne.

A force d'user les mots sur toutes les portes closes.
Je me suis achetée un sourire.
J'ai même plus les nerfs quand tu te crashes en plein vol.

Alors je monte le son. Je m'isole. Raisonne. Je m'isole. Je m'isole. Je m'isole.

A force d'user les mots sur toutes les portes closes. Alors...

Je cherche quelque chose.
Raisonne.



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dimanche 25 octobre 2009

Népotisme : tendance d'un homme occupant une haute position à favoriser les membres de sa famille.


Alors, j'ai beaucoup hésité à faire cet article, un jour j'en avais très envie, et le lendemain plus du tout. Maintenant que la polémique est un peu passée, j'en profite pour en parler.
Au tout début, lorsque j'ai appris que "Jean Sarkozy avait été nommé par son père pour diriger l'EPAD" j'étais vraiment choquée. Surtout quand on a ajouté qu'il avait redoublé sa première année de droit, puis sa deuxième, et tout ça à Paris I en plus (même pas à Sceaux, le mec trop mauvais quoi) Bref, j'étais vraiment étonnée que Sarko nous fasse un truc aussi énorme, il aurait tout aussi bien pu le nommer Ier ministre, c'était la fête du slip quoi !
J'étais agacée que le fiston soit avantagé pour diriger la Défense, sans savoir ce que cela signifiait, ce qu'était l'EPAD, ni rien. Mais je sais que par principe, il fallait être choqué. Tout comme vous l'avez été sans vraiment savoir pourquoi. C'est bien ce que je vous reproche, nous reproche et reproche surtout aux médias.

Après investigations personnelles, et avant que l'UMP passe à son offensive médiatique pour "rétablir la vérité", j'avais compris que les médias avaient encore mal fait leur boulot.

1) Comme on nous l'a si gentiment rabaché par la suite, le petit Jean se portait candidat à une élection, et n'était absolument pas nommé. Après, on va dire que tous les jeunes ne peuvent pas être élus comme ça, mais détrompez-vous, je sais pas si vous regardez en détail vos listes électorales, mais un de mes critères de base, c'est l'âge des candidats, et les partis ont bien compris que mettre des jeunes était devenu indispensable. Résultat, maintenant, de nombreux jeunes sont des élus locaux, comme Jean Sarkozy, sans être "fils de" et "fille de". Ensuite, bien sûr, son nom lui est utile pour se faire élire, mais il n'empêche que ce sont les électeurs qui décident de le choisir comme représentant, faut aller baffer les habitants de Neuilly si ça nous embête. Le fait que des jeunes soient élus et se lancent dans la politique, habituellement, ça ne choque personne, au contraire, ça réjouit. A bas les viok de l'ENA !

2) En prime, on avait l'impression qu'il allait diriger un centre d'affaires les mains dans les poches tout en gagnant des millions d'euros dans l'année. Manque de bol, il choisit un job pourri, plein de responsabilité et de stress, sans vraiment prendre les décisions puisque c'est un préfet qui le fait à sa place et surtout, sans être rénuméré. Un boulot totalement figuratif dont le but est surtout de baratiner et de représenter la Défense sous un nouveau jour : pour cela, il est plutôt bon comme on a pu le constater avec Pujadas sur france 2.

3) Justement, parlons en de ses compétences. Alors, ça, j'ai trouvé que c'était la partie la plus injuste contre lui. Déjà, j'ai regardé sa biographie, il a fait deux ans en prépa hypokhâgne à Henri IV, je ne dis pas que tous les khâgneux peuvent diriger le monde sans problème car ils sont magnifiquement supérieurs à nous, je pense juste que son niveau n'est pas si mauvais, et qu'il est certainement plus cultivé que son papa pour le coup, son père, qui lui, n'a jamais été plus brillant que ça et est président de la République.
Pour ces redoublements, sachant qu'il a de multiples fonctions politiques, les suivre tout en voulant avoir une licence de droit, c'est un peu chaud bouillant, il faut se rappeler que d'autres redoublent sans être élus au conseil général de leur département à côté. On ne va pas blâmer un mec parce que justement il a pas 360 diplômes, alors qu'on a passé notre temps à critiquer tous ces politiques sortant de l'ENA. C'est quand même énorme, on ne supporte plus les politiques élitistes et ultra diplômés et on valorise les mecs aux parcours marginaux, mais ça ne marche que dans certains cas, on dirait.
A ce que je sache, on ne va pas dire à Besancennot d'arrêter la politique parce qu'il est facteur et qu'il n'a pas fait science po.
On sait très bien que la vraie compétence en politique, c'est la parlotte. Avoir du charisme et savoir débattre, et on sait que Sarko junior a cette compétence.

4)Pour ce qui est de l'EPAD. Non mais sérieusement, personne connaissait ce truc. On s'inquiétait pas de savoir si c'était un jeune de 23 ans qui le dirigeait ou une chèvre comme dirait l'autre. On s'en foutait, et on s'en foutra d'ailleurs.

5) Ce qui me gêne, en règle générale, c'est le problème des "fils de" qui se généralise. On nous a bassiné avec la politique, mais personnellement, ça me gêne dans tous les domaines. En musique, en théâtre, au cinéma, en littérature, en JOURNALISME, combien de parents n'ont pas infiltré leur progéniture dans le milieu?
Et, clairement, certains n'avaient pas du tout la compétence nécessaire pour accéder à leur poste, je trouve ça tout aussi honteux qu'en politique, voire pire : en littérature, personne ne va pouvoir empêcher le môme d'un écrivain de publier son livre, même s'il n'a aucun talent, alors qu'en politique, si le jeunot n'arrive pas à s'imposer, il n'y aura pas d'issue, il ne sera pas élu, point. Et dans ces cas aussi on pourrait se plaindre que les enfants qui n'ont pas la chance d'avoir des parents célèbres ne puissent pas accéder à des postes intéressants.
Moi aussi je voudrais pouvoir sortir un bouquin parce que ma mère est écrivain, ou devenir chanteuse parce que mes parents sont des stars, c'est trop facile, et on s'en plaint pas assez. En politique, forcément tu seras confronté au jugement et à la critique, et tu ne pourras pas réellement continuer dans cette voie sans le soutien de l'opinion publique, alors que dans le journalisme ou les métiers artistiques, tu peux tranquillement te faire du blé sans avoir jamais bossé pour le mériter.
Les passes droits familiaux, ils existent partout, malheureusement, et ça, c'est parce que tous ces domaines sont avant tout basés sur tes relations, sur ton carnet d'adresse.
La politique, c'est du copinage. Quand c'est pas la fille d'untel, c'est l'ami d'enfance de trucmuche, ou la nièce de bidule chouette. Je ne dis pas que puisque c'est établi, on ne doit pas le critiquer, je dis juste que, primo, c'est pas une découverte, deuxio, j'ai la naïveté de croire que seuls ceux qui sont compétents finiront par percer dans leur domaine, les autres, non.
Ainsi, le fils d'écrivain qui ne sait pas aligner deux mots, ne vendra aucun bouquin, mais le chanteur junior prometteur pourra vendre des tas de cds, et se révéler meilleur que ses parents, après tout, ce n'est pas parce que les parents étaient là avant qu'ils sont nécessairement plus compétents.

Qui nous dit que Nicolas n'est pas le brouillon et Jean l'original?

Je ne dis pas tout ça pour le défendre ou le supporter, je ne fais pas partie de son fan club, loin de là, mais j'essaie de rester objective, surtout quand on entend trop de fois les mêmes arguments légèrement infondés, recrachant ce que dit la presse. Je trouve assez frustrant de voir que les gens se créent un avis calqué sur ce qu'on entend partout, sans réfléchir à ce dont ils parlent. Après, avec les éléments en main, on peut continuer à penser qu'il est favorisé, mais au moins, on a des arguments fondés, et pas simplement des "bouhhh sarko je l'aime pas et son fils non plus". Qui n'a pas cru qu'il était nommé et allait gagner plein de pognon grâce à sa nouvelle fonction, hein? Qui ne s'est pas empressé de jouer les personnes outrées par cette dynastie se mettant en place?

Too easy.

Ce qui m'inquiète le plus, c'est de voir que les médias deviennent l'opposition puisque l'opposition n'existe plus. Et c'est pas le boulot des médias de faire ça. Encore une fois, c'est de leur faute, c'est pas normal qu'on doive vérifier nous mêmes leurs infos, c'est pas normal qu'on s'aperçoive qu'elles sont mauvaises. C'est pas normal et ils commencent vraiment à me pomper le système. On parle plus des vrais problèmes, même à partir d'une histoire politico-médiatique, on n'arrive pas à en décoller pour en détacher une idée plus profonde, on reste en surface à comparer le fils avec le père et à s'extasier de vivre dans une dictature. Mauvais médias, mauvais, mauvais, mauvais et encore mauvais.

J'ai hâte d'avoir vos commentaires d'anti-sarkozystes outrés.



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lundi 12 octobre 2009

Qui n'est jamais tombé n'a pas une juste idée de l'effort à faire pour se tenir debout.


J'ai envie d'écrire.
Je me dis que ce n'est certainement pas la première fois que je commence un article ainsi, ni la dernière. Et c'est aussi le signal qu'il n'aura pas de but précis, de fil conducteur, mais qu'il sera plein d'instantanés de vie.
J'ai envie d'écrire vite, parce que je veux aller dormir.
Je pense que je suis invivable en ce moment. J'ai envie d'aller m'enfermer dans un studio qu'on me laisse tranquille. Je pense que je sature, que je veux mon indépendance. Mais, quand je le suis, je sature aussi.
Je crois que je suis totalement paumée, mais que ça me convient parfaitement, que je m'y complais avec bonheur et que ça me fait un bien fou de ne plus me prendre la tête.
Que ce que je fais, ce pour quoi je me lève le matin, ce pour quoi je travaille, ceux à qui je souris, ceux avec qui je multiplie des moments, je le fais enfin pour moi, et pour personne d'autre.
Si je dois me stresser et me faire peser une incroyable pression sur les épaules, je veux qu'elle vienne uniquement de moi.
Et c'est le cas.
Je la contrôle juste assez pour qu'elle me motive.
C'en est fini, après tant de temps, les efforts pour recoller les morceaux, les efforts pour ressouder les gens, les efforts pour ... les efforts. C'en est fini. Et ça fait du bien, je comprends mieux pourquoi personne n'en fait.
Maintenant si moi j'en fais, c'est que j'en ai envie, mais plus besoin.
C'est toute la différence.
Je veux me laisser porter et ne plus faire d'efforts, pour rien, ni personne.
Je crois que j'emmerde le monde.


mardi 29 septembre 2009

Le savant n'est pas l'homme qui fournit les vraies réponses, c'est celui qui pose les vraies questions.

Voyant votre enthousiasme débordant pour participer au débat à propos de la légalisation des drogues, je profite de votre humeur coopérative pour relancer une petite session-question, have fun !



1) Qui a volé l'orange?
2) Pourquoi y a t-il toujours pas le temps et l'envie ou le temps mais plus l'envie et rarement les deux à la fois ?
3) Est ce que Omar m'a tué ?
4) Va-t-on tous mourir en décembre 2012 ?
5) La poule ou l'oeuf en premier?
6) Sarko sera-t-il élu aux prochaines élections ?
7) Qu'a-t-elle fait après?
8) Qui est "je", à part un autre?
9) Pourquoi attendre?
10) Un animal rêve-t-il? pense-t-il? imagine-t-il?
11) Suis-je vivant.e?
12) La vie est-elle un songe?
13) Est-ce qu'on peut avoir la nostalgie de ce qui n'a pas été ?
14) Vague, vaguelette, savon, savonnette, salope, salopette ?
15) Pourquoi mes cheveux se foutent de ma gueule ?
16) Pourquoi associer le métro à l'enfer ?

Double bonus :
17) Pourquoi cette image?
18) What do I have to do to get inside of you?

(ahahah au cas où vous ne l'auriez pas compris, mes questions bonus sont toujours des paroles de chansons, je ne suis pas une perverse ! Ici, c'est Hoobastank dont je vous conseille avec ferveur l'écoute de l'album "every man for himself" que personne ne connait s'étant arrêté à la chanson "The Reason", pas vraiment représentative de leur style... )

...la preuve:



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mercredi 23 septembre 2009

L'homme n'est pas fait pour travailler, et la preuve c'est que cela le fatigue.


Comme je suis en dépression "anticipatrice" du travail que je vais subir cette année, je n'ai pas trop la force ni la motivation pour réfléchir au thème de la drogue. A la question "faut-il légaliser les drogues?", vous avez été 11 à émettre une réponse négative et 9 à répondre affirmativement. Le résultat est donc très serré. J'aimerai bien connaitre vos arguments Pour/Contre, en soulignant le fait que les arguments favorisant la légalisation des drogues m'intéressent plus que les autres évidemment. Et comme mon cerveau est off en ce moment, si vous réussissez à vous substituer à moi en trouvant un nouveau thème de sondage, ce sera gentil :)



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dimanche 30 août 2009

Aller à un concert, c'est de l'autoflagellation sous une forme politiquement correcte.

MaaaaaaaaaaaHAAAAAAAAAAAAAAaaaaaaaaaaaaaaa ! Soupir.


( everybody needs some sympathy...)


Il est de mon devoir de vous avertir, ou de simplement vous divertir avec ces petits conseils vous guidant dans le chemin difficile de la survie en festival.
Ici, nous parlons de Rock en Seine, le fameux festival où, chaque année, un gros concert est annulé et nous permet de bénéficier d'une réduction pour l'an prochain youpi ! J'ai une théorie là dessus, je me demande s'ils ne mettraient pas à l'affiche des grands groupes pour attirer du peuple, et ensuite ils font mine de l'annuler, alors qu'ils n'ont jamais été invités aha ! Enfin bon, c'est le festival où les groupes se déchirent dans les coulisses et où les fans se piétinent dans la fosse poussièreuse. Oui, c'est koh lanta, OUI !

Un petit conseil pour les novices qui ne sont pas taillés dans le marbre, évitez de vous placer devant au milieu (comme nous :D) certes, c'est instinctif chez nous pauvres fans, on veut y voir bien, on veut être le plus près possible des guitaristes, on veut qu'ils nous serrent la main, nous balancent leurs baguettes et nous fucking insultent tout le temps. Mais, mais, mais, mais, dès les premières notes d'un groupe punky bourrin, inévitablement, les gars avec leurs grosses godasses et leurs gros bras, les bourrés et les Sam, les fans hystériques d'Offspring qui s'échauffent pendant Billy Talent, décident, curieusement, tous en même temps, de venir eux aussi, devant, au milieu. Et là, mon dieu mon dieu, vous avez juste le temps de voir votre vie en flash avant de vous retrouver sous 15 personnes autant prises au dépourvu que vous, tombées sur la terre, dans l'euphorie du moment. Piétinés, écrasés, renversés, poussés, troublés, dans l'incapacité totale de partir de ce sublime pogo formé autour de vous, vous ne pouvez que subir en espérant qu'à la fin de la chanson, vous pourrez vous faufiler plus loin, là où personne ne tentera de vous transformer en paillasson.

Évidemment, s'il n'y avait que la torture physique, certains se sentiraient prêts à relever ce défi coriace. Mais n'oublions pas le sol tout poussiéreux tout pourri : imaginez des centaines de personnes qui se bousculent là dedans ! Grâce à cela, vous respirez de la poussière, vous mourrez asphyxiés et votre chanteur sexy (non c'est faux ça) n'est plus qu'un nuage trouble de terre aérienne. Alalala... La magie de la musique. C'est alors qu'une fois sortis de l'impasse pogotante, vous vous rendez compte que, pendant que vous luttiez contre les assauts des mecs slamant en l'air et volant au dessus de vos têtes, et de ceux sur les côtés qui vous assomment avec leurs bras et vous éclatent les pieds en les prenant pour des trampolines, vous avez raté votre chanson préférée et n'avez même pas pu vous même sauter partout en poussant tous ces enragés pour montrer qui est le vrai fan ici, oh !

Bien sûr, vous finissez par trouver un coin tranquille (là où les gens ne font que sauter, crier et parfois vous pousser parce qu'ils sont frustrés de ne pas être dans le pogo) et là, on vous apprend que c'est déjà quasiment la fin......

Je romanise légèrement les choses, mais, dans l'ensemble, tout est vrai. Mis à part ça, Billy Talent est vraiment un bon groupe, mais la prochaine fois, j'irai les voir à leur propre concert et pas à Rock en Seine. Quant à Offspring, youhouhouhou, ils sont très professionnels, bien plantés sur scène et l'ambiance est quand même délirante, en prime, ils se sont moqués de Oasis (hihihihi), c'était vraiment bien. Et mention spéciale au look de faith no more, les mecs, ils font du métal de gros bourrin mais ils s'habillent comme des italiens de la mafia sicilienne en costard rose avec noeud pap', cheveux en arrière plein de gel et petite moustache fine, so sexy ! <3

Vous avez deux solutions maintenant, soit vous écoutez mozart l'opéra rock et vous évitez les concerts métal/punk/rock, soit vous y allez en combinaison de xena la guerrière, avec moi, BANZAI !

Comme je ne veux pas vous dégouter de
Billy Talent, j'en mets une plus calme:



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